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Sur Thor, la mythologie nordique et l’histoire derrière la Journée de sensibilisation à la santé mentale des hommes

[Read the article in English.]Týr_best

L’idée de créer une journée de sensibilisation pour mettre en lumière la santé mentale des hommes était une idée sur laquelle je réfléchissais depuis un certain temps, fin 2013 ou début 2014. Bien que le concept semblait assez simple, je cherchais un angle auquel je pourrais joindre la proclamation de la Journée de sensibilisation à la santé mentale des hommes. L’idée étant de « tirer profit » du calendrier d’une semaine ou d’un mois de sensibilisation existant pour tirer parti des opportunités de promotion.

Il y a d’abord eu l’inévitable consultation avec un expert en matière de santé mentale chez les hommes : le Dr Google. Quelle que soit la combinaison de mots clés que j’ai utilisée, aucun résultat pertinent ne m’a permis de penser qu’il y ait eu au préalable une journée spécifiquement consacrée à la sensibilisation à la santé mentale des hommes, de manière générale. De toute évidence, pour mes besoins, c’était une bonne chose. Mais à quel arbre pourrais-je accrocher mon nouvel ornement brillant?

Ce que j’ai découvert, c’est la Semaine internationale de la santé des hommes, qui a lieu la semaine précédant immédiatement la Fête des pères. Je n’en avais jamais entendu parler. Si cette semaine avait déjà été marquée au Canada à quelque titre que ce soit, je n’en ai trouvé aucune preuve à l’époque. Néanmoins, j’avais trouvé mon arbre. Et d’un point de vue purement personnel, il n’y avait pas de meilleur timing pour sortir mon ornement de la Journée de sensibilisation à la santé mentale des hommes que la semaine précédant la Fête des pères.

Pourquoi? Mon premier diagnostic officiel d’un épisode dépressif majeur – avec un trouble de l’humeur non spécifié – est apparu le lundi qui précéda la Fête des Pères 2012, entraînant un arrêt de travail immédiat et brutal. « C’est TELLEMENT parfait! », pensai-je. Quelle belle façon de profiter de « l’anniversaire » de mon pire moment d’adversité et de l’inverser de façon positive pour favoriser la promotion de la santé mentale. Sans parler de l’impact significatif que ma maladie et mon rétablissement ultérieur ont eu sur ma vision de ce que la paternité était supposée vouloir dire.

Le timing était donc plus ou moins établit. Mais de tous les jours de la semaine, je me suis demandé, est-ce que je vais en choisir un au hasard? Le lundi, pour la connexion personnelle? Ou un autre jour qui pourrait avoir une signification plus symbolique pour les hommes qui luttent en silence en raison de troubles de santé mentale?

Retour au Dr Google. Après quelques recherches sur le Web, je l’ai trouvé. J’ai eu mon moment Eureka! La Journée de sensibilisation à la santé mentale des hommes se tiendrait désormais le mardi précédant immédiatement la Fête des pères. Tout cela grâce à la récente sortie sur Blu-Ray (à l’époque) de Thor: The Dark World de Marvel.

Non, pas parce que je pensais que vivre avec une dépression revenait à vivre dans un monde sombre… même si c’est le cas. Le film m’a plutôt fait penser à la mythologie nordique.

Il se trouve que la journée « mardi », en anglais, trouve ses origines dans un dieu nordique (maintenant moins connu) appelé Týr – ou Tīw. Au fil du temps, le « Tīw’s Day » a évolué pour devenir le « Tuesday » [mardi] que nous connaissons aujourd’hui.

Pourquoi choisir le Jour de Tīw pour marquer la santé mentale des hommes? En bref, Tīw était le dieu nordique originel de la guerre. La justice, l’honneur, la bravoure, le courage dans le combat et le sacrifice de soi étaient tous des attributs masculins tels que définis par la culture qui ont été associés à Tīw.

Après avoir sacrifié sa main à la gueule du géant loup Fenrir pour le plus grand bien du monde, il est le seul dieu nordique à être décrit comme étant « moins qu’entier ». Pourtant, malgré cette limitation physique, cruciale pour un dieu de la guerre, il continua à s’épanouir et à triompher, faisant preuve d’une véritable résilience.

Et c’est comme ça que je vois les hommes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Nous nous sentons « moins qu’entiers » lorsque nous vivons avec l’anxiété, la dépression, des traumatismes liés au stress opérationnel ou toute autre maladie mentale. Et pourtant, chaque jour, nous faisons preuve de bravoure, de courage et de résilience dans la lutte contre notre cerveau.

Nous sommes l’incarnation de l’esprit guerrier de Tīw.

Plus d’informations sur la mythologie Tīw peuvent être trouvées dans cet article [disponible en anglais seulement] du site Web The Art of Manliness.

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Posted by on June 6, 2019 in Blog

 

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Why My Local Kiwanis Club Has Me sKreaming Against Halloween Stigma

Why My Local Kiwanis Club Has Me sKreaming Against Halloween Stigma

Every Halloween season, the stigma against mental illness rears its ugly head, usually in the form of distasteful “dangerous crazies” costumes and asylum-themed decor. This year’s no exception.

But I’ve been so busy raising awareness and fighting stigma of mental illness on social media, that I was blindsided by what’s been happening in my own backyard of Orléans, a suburban community in the City of Ottawa’s east end.

sKreamers is the “demented and awkward child of the Kiwanis Club of Orléans.”

Their words, not mine. It says so right in the About section of the sKreamers website.

sKreamers is a so-called Halloween ‘attraction’ held annually at Proulx Farm in rural Cumberland, with the fictional Orléans Asylum for the Insane serving as its fictional backdrop.

It boggles the mind how a community service club like Orléans Kiwanis could find it acceptable to be teaching our youth that people with mental illness are to be feared.That denigrating people with mental illness as “bitchy, whiny inmates with very bad attitudes” is somehow all in good fun, in the spirit of the season.

Try telling that to the parent who’s lost a child to suicide, the #1 cause of non-accidental death among Canadian youth. Or to any of the 1.2 million Canadian children and youth who will struggle with mental illness this year.

This $20-admission ‘attraction’ features, among other activities, “The Escapee’s [sic] Insane Wagon Ride”, where you get to witness the “live-capture” and “beheadings” of in-patients from our local (fictional) mental health institution. As if that weren’t bad enough, you can also partake in “Shoot to Thrill” where, for a mere $5 more, Kiwanis volunteers will “train” you to take part in the “interactive inmate shooting gallery.”

Yes, you read that right. Because apparently open season on the mentally ill is what we want to be teaching our kids?

To call people with mental illness “uncontrollable” “assassins” is irresponsible at best, perpetuating the myth that those with mental ill health are dangerous killers, when they are much more likely to be victims of violence. So say the stats.

Labeling people with mental illness as “insane” or calling them “crazies” further fuels stigma. It shames into silence those who struggle with their mental health. Stigma is the single biggest barrier to people getting treated for mental illness.

And by the way, every single word in quotation marks above comes straight from the sKreamers website. It’s in their promotional material. Seems no one has taught Kiwanis members how the language we use matters… a lot.

One would think a service club whose motto is “Serving the Children of the World” would discourage name-calling and fear-mongering. And want to encourage our children to seek out mental health help and support when they need it.

Although too late in the season now, Orléans Kiwanis and their partners need to abandon the concept of a Halloween “asylum attraction” for 2018. It’s horrendous, hurtful and harmful to the 6.7 million of our fellow citizens diagnosed with mental illness. And its damaging to the Kiwanis brand.

But you can still do something about it for this year. Send Orléans Kiwanis an e-mail. Get your pumpkins from somewhere other than Proulx Farm. Spread the word by sharing this blog post.

And instead of heading out to sKreamers this weekend, donate the equivalent admission amount to The Royal Ottawa Foundation for Mental Health…and do so in the name of the Kiwanis Club of Orléans.

 
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Posted by on October 26, 2017 in Blog

 

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Ronaldo, Euro Cup 2016 and Why a Former NHL Enforcer Blocked Me on Twitter

(TRIGGER WARNING: SUICIDE, METHODOLOGY)

Dear Georges Laraque,Laraque1

I am deeply saddened by yesterday’s events. Not by the fact that you blocked me on Twitter – I wasn’t Following your account, in any event – but saddened by what blocking me says about your understanding of mental illness, suicide and stigma.

Don’t get me wrong, Georges, I truly feel for you. What sports fan cannot relate to the heart wrenching loss of a favoured team? Where I feel no empathy is in your choice of words to express the agony you felt in France’s Euro Cup 2016 defeat at the hands of a Ronaldo-less Portugal.

Je vais me pendre.

And for the bilingually-challenged, you even made a point of repeating this message through a second tweet, this time in the language of Shakespeare:

“I’m gonna hang myself.”

That’s what you said, Georges. Word for word. Not once, but twice.

You suggested that your words were just a common expression, a figure of speech. Not one that I’ve ever heard, but I’ll give you the benefit of the doubt. We don’t exactly travel in the same circles.

Now, I’m a reasonable fellow. I truly believe there was no ill-intent on your part. And I also believe you when you say you weren’t being serious. But by the same token, you also said you weren’t joking about or mocking suicide.

You see, Georges, that’s the whole point of why people are upset about these tweets of yours. Regardless of your intent, the opposite of being serious is being light-hearted. Funny. Flippant. Trivial. Pick your own antonym.

Every single day, we lose 11 Canadians to suicide, primarily due to untreated mental illness. That’s almost 4,000 people in Canada every year, leaving an estimated 32,000 loved ones behind to grieve. They deserve more from a public figure like you than light-hearted, flippant “figures of speech” that allude to the painful loss of a loved one.

So yes, I called you on it on Twitter. As I have called out many others and will continue to do so. The only way we can S.T.O.P. the stigma around suicide and mental illness is by calling out the use of language that Stereotypes, Trivializes, Offends or Patronizes people living with mental health issues. Because stigma leads to the shame, isolation and despair at the root of suicide.

In your heart, you know I and others were right to call you on it. Or you wouldn’t have subsequently deleted your trivial tweets and related replies. Thank you for that, by the way. Recognizing the cause of an issue – and trying to limit the harm caused – is half the battle.

But here’s the other half to complete your act of contrition: put out publicly a heartfelt, sincere apology to the survivors of suicide loss for your poor choice of words. Use your public platform to promote suicide prevention.

And become known as a different type of Enforcer, one who lays down the law on language that stigmatizes suicide and mental illness.

Be well,

Jean-François

a.k.a. @DysthymicDad

 
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Posted by on July 11, 2016 in Blog

 

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